28/02/2026
» Dans la ville, parmi les façades de calcaires, de briques et de bétons, apparaît sur le mur des traces, témoin du passage du temps. Ces vestiges prennent la forme de paysages oubliés emplis d’une nature vivifiante, sans trace humaine. Se projeter à travers l’usure d’un mur est pour moi l’occasion de retrouver un ailleurs, un rythme universel qui nous manque. Quand l’urbanisation écrase la terre, et qu’il ne reste ça-et-là quelques verdures en peine parmi une foule d’arbres assoiffés dans les rues ou jardins bien ordonnés, que reste- t-il ? Comment vivre l’absence de cette certitude vacillante de la permanence du monde et de la nature ? Et soudain, entouré de ces formes poreuses et fugaces, un mur frais, immaculé apparaît. Rien n’est plus mort, plus vide que ce qui est neuf. »
